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Les vitraux

Située à la porte sud du parc naturel régional des Ballons des Vosges, l’église de Chaux est souvent présentée comme étant l’une des plus anciennes du département. Les historiens locaux situent ses origines aux environs du XIe siècle.
Notre église, placée sous le vocable de Saint – Martin de Tours depuis le XVIe siècle, reste le témoin d’un passé très riche en histoire.
Les vitraux de l’église représentent un patrimoine inestimable pour la commune de Chaux, certains sont des œuvres d’art de grande valeur.
En 1991 il était très urgent d’intervenir, les armatures étaient pourries, les plombs cassés, des verres brisés et certains ensembles étaient sur le point de s’écrouler et de disparaître à jamais. Ils ont pu être sauvés et sauvegardés grâce à tous les bénévoles de l’AEP (Association d’éducation populaire Saint- Martin) créée en 1990. Avec leur président Mr le curé André Menecier, ils ont su se mobiliser en organisant ou en participant à des manifestations afin de récupérer les fonds nécessaires à la restauration par le Maître verrier Fabien Schultz de Burnhaupt-le Haut.

Il a fallu trois années de travail à notre Maître verrier pour refaire à neuf les quatre vitraux du chœur, restaurer les six de la nef et les deux de la tribune. Il a dû choisir minutieusement ses morceaux de verre dans une palette de 450 coloris de verre ancien. Ensuite beaucoup d’heures de travail sont venues s’ajouter pour notre petite équipe de bénévoles qui réalisa la fabrication, le cintrage, l’assemblage et le montage des cadres des protections extérieures, afin de préserver les vitraux contre les caprices du temps et les jets de pierres. Rappelons aussi que la commune administrée par M. Gilbert Chassignet maire de notre village à l’époque, ainsi que plusieurs entreprises du village ont tenu à financer une partie des fournitures.
Nous ne quitterons pas notre église sans prendre le temps d’aller admirer nos superbes vitraux et de connaître un peu leur passé.

L’installation des quatre vitraux du chœur reste pour une partie obscure. Il apparaît cependant que selon des spécialistes ces vitraux seraient des œuvres du XVIII ème siècle et probablement mis en place au moment de la reconstruction de la nef en 1768 par le curé Bourquenez.

vitrail1Les cœurs de Marie et de Joseph vitrail2l’Eucharistie
vitrail3
La Vierge Marie
vitrail4
Saint – Joseph

Après la reconstruction de la nef, six vitraux provisoires furent installés. Les vrais vitraux tels que nous les connaissons aujourd’hui, ont été mis en place entre 1927 pour le premier et 1939 pour le dernier. Ils ont été exécutés par le maître verrier Georges Janin de Nancy.

vitrail5
La Crucifiction – 1927
vitrail6
Saint – Martin – 1939
vitrail7
L’Assomption – 1930
vitrail8
La conversion de Saint – Hubert – 1928
vitrail9
Le Sacré – Cœur – 1928
vitrail10La Sainte – Famille – 1928

En 1927 La paroisse fait poser un premier vitrail (La Crucifiction) en mémoire de ses enfants morts pour la France (1914-1918). En 1928 un don de Marie Guillaumé, permet la dépose du deuxième vitrail (La Sainte Famille) représentant Jeanne-d’Arc venant demander conseil à Marie et Joseph. Un autre vitrail (Le sacré-Cœur) fait référence au vœu national de Poitiers 1871-1873. Loi du 27 juillet 1873, le député rapporteur Emile Keller. Il est dédié au « gentil Marcotte Rohault de Fleuri-Marcotte « , il est aussi installé en 1928 comme le vitrail de (La Conversion de St Hubert) dédié à la mémoire de Hubert Marcotte de Quivière (1901-1920). (L’Assomption) vitrail installé vers 1930 grâce à la générosité des familles Alexandre Faivre et Jules Fougeront. En 1939 a lieu le remplacement du vitrail de Saint- Martin grâce aux dons de Marie Guillaumé et de l’abbé Joseph Litot. Ce vitrail avait été installé le 28 octobre 1918 grâce à une souscription faite en 1913. Un vitrail coûte à l’époque 7000fr.

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En 1767, le curé Bourquenez fait exécuter par Jean Pierre Glorieux, sculpteur à Delle, la magnifique chaire à prêcher. Elle a été classée monument historique par arrêté du 28 décembre 1973. En même temps le curé a acheté au sculpteur deux confessionnaux. La grille de communion, en fer forgé, date de 1770 et a aussi été classée par arrêté du 23 juin 1988.

Une plaque en pierre de comblanchien gravée et fixée au mur au-dessus de la pierre tombale a l’intérieur de l’église rappelle que M. André Chabiel de Morière lieutenant colonel d’infanterie commandant les milices de la Haute-Alsace, chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis a été inhumé le 2 janvier 1733. Le curé Melchior-François Bassand curé de Chaux du 5 octobre 1741 au 17 décembre 1758 est enterré sous le chœur de l’église.

L’orgue a été mis en place le 6 avril 1947, par le facteur d’orgues Jacquot – Lavergne de Rambervilliers et béni le 7 juin suivant par de Dijon. Pendant sa restauration à l’automne 1996, un système de transmission numérique fut installé par le facteur d’orgues Mr Dominique Richaux de Nuit-Saint-Georges (21).

Une petite fontaine a été installée à l’extérieur côté nord de l’église pendant l’été 2005 pour permettre à chacun (sportifs, vacanciers, etc) de trouver un point d’eau facile d’accès au centre du village.

Une porte en verre sécurit a été montée sous le porche du clocher de l’église à l’automne 2004, afin de préserver notre patrimoine mais de le laisser visible par tous.

Sauver et préserver notre patrimoine devenait un besoin primordial. Après beaucoup d’heures de travail et de sueur, l’objectif fixé a été atteint. Mais une mise en valeur de l’édifice devenait indispensable. Notre Maire et toute sa municipalité l’ont tout de suite compris, des recherches de subventions s’imposaient. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le ravalement total et le crépissage de l’église, l’embellissement de la place par la pose de pavés et la création de parterres fleuris. L’étude de l’éclairage du clocher et de la toiture a été confiée à la société OSRAM de Molsheim (67), avec la collaboration de M. Jean MARIE pour la réalisation. Cet ensemble très harmonieux est le fruit d’une entente exceptionnelle entre personnes qui travaillent toutes dans un même but pour notre village. Mais l’AEP a déjà une nouvelle idée de réalisation pour 2006 : un éclairage intérieur basse tension encastré à la base de chaque vitrail, pour une mise en valeur depuis l’extérieur, le soir venu.